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29 décembre 2009
J'ai suivi une partie au moins de votre parcours. Je sais (et de plus les documents sont encore accessibles) que vous cherchez un lien entre les suicides de baleines, les traductions de la Torah, la responsabilité de Rome dans la mort annoncée de notre planète, mais aussi entre psychanalyse et langue hébraïque, entre surface et profondeur, entre le sens de la vie et la dent de la scie. Je dois vous remercier pour m'avoir permis de comprendre beaucoup de choses, et de voir ce monde, cette vie sous un angle dont je ne pouvais même pas imaginer l'existence. Et je ne peux que vous souhaiter, pour vous et pour nous tous, de réussir à trouver ce graal. Mais n'est-ce pas Dieu que vous cherchez? Alpa. ______________________ Je n'ai rien compris à ce que vous proposez. Vous voulez quoi? Qu'on s'inscrive sur une liste de participants à l'élaboration d'un site qui va trouver le moyen de faire comprendre que si les choses vont si mal, c'est de la faute des dirigeants? Mais tout le monde le sait! D'ailleurs qui d'autre pourrait en être responsable? Ce qui manque (je pourrais dire ce qui "nous" manque) se situe du côté du "quoi faire maintenant?". Bena. _________________
Cher Hami, content de te retrouver. Et content aussi de voir que tu cherches encore, que tu souffres, que tu vis. Je ne sais pas si ton idée de création collective est réaliste, mais j'avoue que je serais tenté par l'expérience. D'ailleurs, je t'adresse en pièce jointe un TEXTE que tu peux considérer comme une contribution à la cause. Gemmy. _______________
J'aimerais connaître votre position sur le rôle de la femme. Dala. ______________
Ce que vous voulez dire, il faut que vous puissiez l'entendre comme vous étant adressé. Epsi. _____________
Je suis toujours amusé par ces gens qui s'enflamment pour les grandes causes. Le SIDA, la FAIM, la GUERRE, la PLANETE. Mais aussi les bébés phoques, les baleines, les ours polaires, la forêt amazonienne, les pandas, les rhinocéros. Sans oublier Tchernobyl, la Shoah, Srebreniça, la couche d'ozone, la grippe H1N1 et Al Quaida. Même Sarkozy baisserait les bras. Moi, je préfère rester sobre, ne pas me défoncer, et faire attention à ne pas marcher sur une crotte de chien. Z. _______________
Je suis iranien, exilé en France, et je dois vous dire que la situation de notre pays me paraît plus inquiétante que ce qui pourrait arriver au monde dans un siècle. Ira. _________________
Je suis plutôt branché musique. Si vous envisagez de mettre du son sur votre site, je ne manque pas de blé. Java.
31 décembre 2009 Joyeux réveillon et bonne année 2010
Je viens de lire le début des propos du Pr Svenson. Comme toujours, il faut savoir repérer dans tout discours ce qui est occulté. Et en ce qui concerne le sujet en question, il me semble qu'on évite soigneusement de soulever un aspect fondamental. Si on regarde ce qui se passe depuis une dizaine d'années, il y a effectivement de quoi être désorienté. Je pense que cette avalanche d'annonces catastrophiques cache quelque chose. On a à peine le temps de finir de lire ce qui s'est passé à New York que déjà la guerre éclate en Irak, elle s'aggrave en Afghanistan, les pandas vont disparaître, les rhinocéros aussi, comme les abeilles et les grenouilles, Katrina, les tsunamis, le SRAS, les grippes aviaire et porcine, la couche d'ozone, les ours polaires, la banquise qui fond, la canicule, l'Iran qui veut sa bombe, le Pakistan qui va se faire faucher la sienne, le Pape qui tombe, Berlusconi qui se fait amocher, Lehman, Dubaï, Madoff, Michaël, Johnny, la tempête du siècle, le carnaval de Copenhague, il y en a trop pour les citer toutes. Ce qui est remarquable, c'est que pratiquement tous ces événements, qu'il s'agisse d'économie, d'écologie, d'inondations ou d'épidémies, ont tous une allure peu commune, exceptionnelle, ils dépassent en ampleur tout ce que nous avons connu, ils sont foncièrement inquiétants, angoissants et font naître une foison de fantasmes apocalyptiques. Je suis curieux de savoir si le Pr Svenson pense que quelque chose se joue dans les profondeurs de notre univers qui relie ce à quoi nous assistons, et, si c'est le cas, je pense qu'on peut réveillonner en tout optimisme car cela veut dire qu'il existe un levier qui nous permettra de sortir de cette impression désespérante d'impuissance devant la catastrophe. Revy________________
8 janvier 2010
Je pense qu'il ne faut ni s'affoler, ni tout mélanger. Franchement, à moins d'être profondément mystique, je ne vois pas le rapport entre le climat et les guerres d'Obama. Par contre, je suis d'accord pour dire que nous traversons une période peu commune et je suis parfois effaré par les décisions qui sont prises pour répondre à ces défis. Mais la seule question pertinente est celle qui a été posée par Bena: "Que pouvons-nous faire?" Je ne crois pas à l'efficacité d'un mouvement de type politique, j'ai beaucoup manifesté dans ma jeunesse, j'ai écrit, fait des discours, publié une revue, organisé des réunions dans des régions différentes et avec des publics variés, mais ce que je ressens aujourd'hui c'est que toutes ces actions m'ont donné l'illusion que j'étais utile à quelque chose, mais elles n'ont pas fait dévié d'un pouce la trajectoire de l'astéroïde qui menace de frapper la Terre (et je ne parle pas forcément d'Apophis). Par contre, je suis heureux, et je vous remercie d'ouvrir cet espace de discussion, car je refuse de me laisser envahir par le désespoir et je pense que, si, contrairement à ce qui semble logiquement prévisible, un "miracle" peut se produire, il ne peut venir que d'une action commune. En tout cas, et jusqu'à nouvel ordre, vous pouvez considérer que je suis avec vous. Bertrand. _______________ 13 janvier 2010Il faut que j'ajoute à la liste le séisme de Haïti. Qu'est-ce qui nous attend demain? J'attends avec impatience la suite de vos publications. Revy____________
17 janvier 2010
Quoi qu'on puisse dire sur votre initiative (et j'imagine que les réactions ne manquent pas) je voudrais vous féliciter pour avoir posé le problème de façon franche, claire, et pourquoi pas provocatrice. Cartage.
Nous reprenons ce 22 août la discussion interrompue pendant les travaux.
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