HAZOR

(extraits)

  Le Zohar dit que " tout est en son pouvoir " en parlant du roi de l'univers.   Nous supposerons donc que A. Franck était en son pouvoir.

" Or, quand on a ôté ces choses, quand on n'a laissé ni attribut, ni image,   ni figure, ce qui reste est comme une mer; car les eaux de la mer sont par   elles-mêmes sans limites et sans forme; mais lorsqu'elle se répandent sur la   terre, alors elles produisent une image, et nous permettent de faire ce   calcul: La source des eaux de la mer et le jet qui en sort pour se répandre   sur le sol font deux. "

 

Et après?

" Ensuite, il se forme un bassin immense, comme lorsqu'on creuse une vaste   profondeur; ce bassin est occupé par les eaux sorties de la source, il est   la mer elle-même et doit être compté le troisième. A présent cette immense   profondeur se partage en sept canaux qui sont comme autant de vaisseaux longs   par lesquels s'échappe l'eau de la mer. La source, le courant, la mer et   les sept canaux forment ensemble le nombre dix. Et si l'ouvrier qui a construit   ces vases vient à les briser, les eaux retournent à leur source, et il ne   reste plus que les débris de ces vases, desséchés et sans eau. "

Edmond Fleg, dont je ne fais que suivre l'enseignement, cite Maurice Liber:  

"Ceux qui nous adjurent de renoncer a l'assimilation pour sauver la religion   ont vraiment peu de foi dans la vertu et dans l'avenir du judaïsme."

  et Stephen Wise:

"Et plus que jamais durant les siècles de notre tragique histoire, c'est à   nous qu'il convient aujourd'hui de prononcer la prière: - Père, pardonne-leur,   bien qu'ils sachent ce qu'ils font.-"  

Maurice Liber:  

" Après avoir coûté la vie à des milliers de Juifs russes, ce faux grotesque   est en train de tourner la tête a des milliers de chrétiens. On peut le déplorer,   il ne faut pas trop s'en étonner... On sait que, quand un homme a perdu   beaucoup de sang, son cerveau est affaibli; ne dirait-on pas qu'après l'effroyable saignée de la guerre, beaucoup de nos contemporains sont accessibles   à toutes les suggestions et à toutes les phobies? Pour leur faire croire à   l'existence d'une conspiration effroyable, on n'a qu'a extérioriser le rêve   monstrueux qu'on porte en soi. L'Eglise catholique prête volontiers à ses   adversaires les plans de domination universelle qu'elle a plus d'une fois   tenté de réaliser."

Lorsqu'il fut certain pour les survivants de Massada que les Romains atteindraient le haut de la citadelle, Eliezer Ben Yaïr se rendit dans la petite   synagogue qui dominait la Mer Morte. Il n'avait rien mangé depuis la veille   pour se préparer à la rencontre. Il s'assit sur le tapis bleu qui recouvrait   le sol et se mit à prier:

''Seigneur, ô mon Roi, si j'ai trouvé grâce devant tes yeux, montre à ton   serviteur le dernier des signes que tu m'as montrés en partie, dans la nuit   passée."

  Le vacarme des machines de guerre avait cessé. Dans les campements les feux   s'étaient allumés. Des chauves-souris poussaient de petits cris perçants.   Le ciel flamboyant cédait rapidement à l'assaut des ténèbres. Son peuple   commençait un long périple dans la nuit de l'histoire. Une voix lui répondit:

"Mets-toi ferme sur tes pieds, et tu entendras une voix haute et puissante;   et, si le lieu où tu te tiens, au retentissement de cette voix, tressaille,   ne te tourmente point; car cette voix parle de la Fin; et les profondeurs de   la terre comprendront que c'est d'elles que cette voix parle. Elles trembleront   et frissonneront, car elles savent que la Fin s'annoncera par leur bouleversement."

Eliezer se redressa. Il était prêt. Il savait qu'il allait quitter le désert   de Juda pour des siècles, il savait qu'il serait piétiné, torturé, ébouillanté,   il avait tout accepté.   Alors une voix retentit, qui sonnait comme le son des grandes eaux, et qui   disait:

" Voici, des jours seront où viendra mon approche, pour visiter les habitants de la terre, pour châtier les forfaits des méchants, quand sera pleine la   honte de Sion, et quand sera scellé l'âge qui s'enfuit; alors je donnerai   les signes que voici: ta secte renaîtra, Rome s'écroulera, et Massada   résonnera du pas de tes soldats.''

  Puis, très vite, la nuit tomba, et, au milieu des premières étoiles, une   langue de feu crépita.  

"Alors, des régions ou le soleil se lève, Dieu enverra un Roi, qui, sur   toute la terre, mettra fin à la guerre mauvaise."

  Eliezer s'insurgea:

- Pourquoi attendre? Seigneur, laisse-moi en finir avec ces vauriens!  

On entendait les cris des assassins, les chants de victoire des gredins,   le glaive étincelait, la barbarie triomphait. Il était sûr que bientôt   tout serait terminé.

  - Pourquoi m'avoir fait sauveur, et, en même temps, m'avoir empêché de   sauver?

  " Et si l'ouvrier qui a construit ces vases vient à les briser, les eaux   retournent à leur source, et il ne reste plus que les débris de ces vases,   desséchés et sans eau. "

Et les siècles passèrent.

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Arad 1969.

Le médecin de la Koupat Holim monte dans sa coccinelle. Beige, comme le sable du désert.

Il va prendre la route qui descend vers la Mer Morte pour se rendre au kibboutz Ein Guedi.

Le kibboutz n'a pas de dispensaire propre, et fait appel au médecin d'Arad, qui s'y rend deux fois par semaine.

Je l'avais rencontré, sur cette route, alors que je m'étais arrêté pour contempler le spectacle.

Sa voiture se gara sur le bas-côté, juste devant la mienne.

Il descendit, vint vers moi et me demanda:

- Hacol besseder?

Je ne sais pourquoi, alors que j'avais compris, et que je savais dire "ken", un "oui" sortit de ma bouche.

Avais-je, inconsciemment, identifié l'accent de mon interlocuteur? Ou m'avait-il tiré d'un rêve?

Je ne sais. Toujours est-il que je vis un grand sourire éclairer son visage:

- Du français! C'est une musique qui me manque beaucoup ici.

Je jetai un oeil sur sa plaque d'immatriculation.

- Vous êtes Israélien.

- Oui et non, comme presque tous ici. Je suis Israélien, mais je n'ai pas cessé d'être Français.

Il s'approcha de moi, et se tourna vers la mer.

Ce paysage m'avait toujours fasciné, et chaque fois que je revenais dans ce pays, quand je quittais les embouteillages pour ce désert biblique, j'étais rempli de sentiments étranges.

S'il vous arrive de faire le trajet Arad-Mer Morte, vous verrez que, dans cette descente qui va de 400m au-dessus à presque 500 mètres sous le niveau de la mer, il y a un moment ou sent un grand changement dans nos perceptions.

Brusquement tout se tait, tout s'immobilise, tout est très chaud.

Nous avons l'impression que nous venons de changer de bain, que nous sommes immergés dans un autre monde, ou dans le nôtre, mais complètement différent.

De plus, le vide du désert attise votre imagination.

Comment ce trou, le plus profond de la Terre, pourrait être le nombril du monde?

Jésus aurait-il vécu ici?

Les légions romaines?

Et les Esséniens? Et la statue de sel? Et la bombe atomique?

Et les manuscrits!

Mais ce que je regrette aujourd'hui, ce qui a disparu, ce qu'on ne reverra probablement plus, ce sont les diamants qui faisaient un collier tout autour de la mer.

Chaque morceau de bois, chaque bout de rocher, et même la lisière entre l'eau et la terre étaient couverts d'une sorte de glace étincelante qui faisait penser à une matinée ensoleillée dans un paysage gelé.

- Qu'est-ce que vous faites ici? Du tourisme?

- Oui et non. Je viens souvent pour le paysage, mais aussi parce que je veux comprendre quelque chose.

Il ne réagit pas, mais me tourna le dos et retourna vers sa voiture.

Ici, rien n'est laissé au hasard. Tout ce qui arrive a un sens, et si nos deux voitures se sont rencontrées, c'est parce que nous avons quelque chose à faire ensemble.

C'est peut-être débile, ou délirant, mais c'est exactement l'état d'esprit dans lequel j'étais, le genre de pensées que j'avais.

Puisqu'on est dans le délire, autant vous avouer que j'ai toujours été persuadé que le lieu où s'est passé un événement nous permet d'avoir des informations inaccessibles ailleurs, que c'est une sorte de "porte des étoiles" qui nous permet d'accéder à une autre dimension.

Je le vis ouvrir la portière, se pencher, prendre quelque chose, puis il revint rapidement vers moi.

- Ecoutez, j'ai une bonne heure d'avance, moi aussi il m'arrive de couper mon moteur pour écouter le silence, et de plus, je serais très heureux d'avoir avec vous quelques échanges en français.

J'étais de plus en plus convaincu que je vivais un épisode biblique, Abraham qui voit trois étrangers, qui étaient envoyés pour le rencontrer.

Cet homme s'est arrêté pour moi, je ne peux pas lui faire un agneau rôti, mais je lui propose une cigarette.

Devant nous, deux grosses pierres plates semblent nous inviter, et sans se concerter, nous nous assîmes devant cette immense étendue d'huile.

- Et vous, vous faites quoi dans ce désert?

- Je suis médecin dans le dispensaire d'Arad, mais aussi médecin du kibboutz et je fais souvent le trajet.

- Vous venez de France?

- De Paris exactement.

Nous étions en 1969, et j'avais rencontré quelques Français qui avaient fait leur Alya et qui m'avaient dit avoir été réveillés à leur identité par la guerre des six jours. Certains avaient même vécu mai 1968 et avaient éprouvé le besoin de quitter complètement leur enveloppe sociale pour construire une vie choisie, décidée et non subie.

Je me risquai à poser la question:

- Pourquoi avez-vous quitté la France?

Il se tourna alors vers Massada, qui se trouvait juste derrière nous, et essaya de m'expliquer, tout en me disant que je ne comprendrais pas, qu'il avait ressenti comme un appel qui lui disait de venir en ce lieu.

Mais je comprenais trop bien. Moi aussi, je l'ai entendu cet appel.

- Il y a eu ici même, un événement qui a agi sur le monde comme la fée de la Belle au Bois dormant. Le monde s'est endormi, et il attend le prince charmant.

Je l'écoutais attentivement tout en me demandant s'il parlait d'Israël ou de Massada.

Je connaissais bien cet épisode de l'histoire, et je n'eus aucun mal à reconnaître que c'était loin d'en être un détail.

- Pourquoi Rome a-t-elle immobilisé ici trois légions d'élite pendant trois ans? Pour ces quelques excités, ces illuminés? Neuf cent hommes, femmes et enfants constituaient-ils un si grand danger pour l'empire?

- Tout n'est effectivement pas très clair dans cette affaire. Mais vous cherchez à comprendre ce qui s'est passé?

- Non je le sais.

Il avait l'air si grave et si convaincu que je le crus. Quelque chose changea dans le visage que j'observais. Quelque chose qui le rendait très proche, mais la voix semblait venir de loin.

Cette fois ce ne furent pas des images bibliques qui me vinrent, mais un épisode de science fiction. J'avais débarqué sur une autre planète, et cet homme (?) venait aussi d'ailleurs. Il pouvait avoir tous les pouvoirs, je n'en serais pas étonné. Voyager dans le temps se téléporter dans l'espace, me projeter un hologramme d'une bataille d'un passé lointain, oui, il pouvait tout faire dans ce décor irréel.

Et aujourd'hui, 40 ans après, je me dis encore qu'il m'a certainement fait quelque chose, quoique je fusse dans l'impossibilité de repérer la cause de mon trouble.

Ce qui est sûr, c'est qu'il me poussa durant l'année qui suivit, à me cloîtrer dans une yeshiva à Strasbourg.

Là, je compris beaucoup de choses en apprenant à lire le talmud. Des choses qui m'auraient aidé à décrypter cette rencontre. Mais, à l'époque, j'étais surtout fasciné par ce qui m'arrivait, et je tenais à le vivre plus qu'à l'expliquer.

Avant de me quitter, il me demanda si j'allais retourner à Arad, et me proposa de prendre un café en fin de journée.

Je regardai la volkswagen s'éloigner et, plongé dans mes pensées, je décidai de m'approcher de Massada.

Les ruines de la forteresse se trouvent un peu à l'intérieur des terres.

A droite et à gauche de la route, tout près de la falaise ocre, on pouvait voir l'emplacement d'un camp romain, signalé par des alignements de pierres.

Brusquement je sentis la rage romaine, semblable à celle des nazis. Il devaient en finir avec cette menace. Oui, c'était comme Pharaon, comme Amman, comme Torquemada, c'était les feux de l'enfer qui se déchaînaient contre ce petit peuple.

Ni ces centurions, ni leurs chefs, n'avaient la moindre idée de ce que ce peuple allait apporter au monde. Ils ne se doutaient pas que leurs propres descendants deviendraient des fidèles de cette croyance née dans le désert. Que Rome deviendrait le centre de la religion des Esséniens. Que leur victoire militaire se transformerait en capitulation idéologique.

Mais les Romains sont tenaces, et aujourd'hui encore ils imposent leur loi au monde en transformant cet héritage en une arme qu'ils n'ont cessé de perfectionner au cours des siècles.

Aujourd'hui encore ils sont tels que Mithridate les a décrits un siècle avant la bataille finale:

Les Romains n'ont jamais eu qu'une seule raison pour faire la guerre à tous les peuples, c'est un désir insatiable de pouvoir et de richesses. Aucune loi divine, ni humaine, ne saurait les empêcher de piller, de détruire alliés, amis, voisins ou éloignés, faibles ou puissants.

D'après Salluste, Histoires. 1er siècle avant J.C .


Arad était alors en pleine construction. On l'appelait la ville de l'immigration interne. De nombreux Israéliens avaient quitté leur kibboutz pour retrouver l'élan des pionniers et fonder une ville conforme à leurs idéaux.

Quelques immeubles s'élevaient déjà, non loin des baraquements où les nouveaux arrivés attendaient un logement en dur, il y avait un dispensaire, qui tenait lieu aussi de pharmacie, un début de place centrale avec 3 ou 4 boutiques, un hôtel, et un centre d'accueil pour des étudiants qui venaient du monde entier, le WUJS.

On se serait cru en plein Far West, dans une de ces villes qui naissent brusquement dans le désert, un saloon, quelques baraques, des magasins, des cavaliers brûlés par le soleil, colt à la ceinture, même les bédouins faisaient penser à des Indiens qui s'aventurent prudemment chez les Blancs.

Je n'eus pas de mal à trouver le seul endroit qu'on pouvait assimiler à un café. Quelques tables et des chaises sous un abri de branchages, et trois bédouins en pleine conversation avec leur chapelet dans la main.

La ville, déjà connue par les asthmatiques pour la qualité de son air, et pour son service médical, dont c'était un peu la spécialité, avec les maladies de la peau que la Mer Morte savait guérir, attirait de nombreux patients qui faisaient parfois le voyage depuis le nord de la Galilée.

Ils composaient l'essentiel des consultants du dispensaire avec les femmes bédouines qui venaient pour accoucher ou pour faire suivre leurs bébés.

L'hôpital le plus proche se trouvait à Beer Sheva, à 60 kilomètres.

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Quant au prince charmant, fera-t-il enfin admettre par ce peuple à la nuque roide qu'il est déjà arrivé?

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Nous sommes fin 2009.

K. a un cancer. On lui a dit qu'il avait beaucoup de chances de s'en sortir, mais ce fut un coup de tonnerre, et il se mit à préparer son départ.

De toutes façons, se disait-il, ce sera fait, que ce soit pour demain ou pour l'année prochaine.

Il relit son journal de l'année 1969.

Il était en Israël pour une enquête historique.

La rencontre qu'il fit à l'époque modifia le cours de sa vie.

Il se plonge dans ses souvenirs.

ROME

 

L'idée fondamentale est la suivante:

Dieu c'est Jupiter.

Le christianisme c'est Rome.

Les Chrétiens ont tué Jésus (à comprendre au niveau de leur accusations de peuple déicide)

L'Occident chrétien n'a pas cessé d'être judaïcide, justicide, innocenticide. Il a éliminé peuples, cultures, religions.

Rome a étendu son empire sur le monde: c'est Rome en Amérique et c'est Rome à Moscou.

Il y a une alliance entre Rome et Athènes. Leurs dieux sont partout. Leur emprise est telle que Mishima les fait à peine sourire.

Quant à savoir pourquoi et comment Rome a choisi d'adopter le judaïsme, il suffit d'étudier la façon dont le marxisme a été adopté et adapté pour servir le contraire de son but puisque c'est maintenant un instrument d'écrasement des peuples.

La psychanalyse se rattache à cette thèse par les mécanismes historiques de dissimulation et de défense contre tout ce qui viendrait rappeler cette vérité. La persistance, l'intensité et l'universalité d'un phénomène inexplicable comme l'antisémitisme se comprend clairement dans cette perspective.

Freud s'est approché de cette vision (cf. Moïse et le monothéisme). Son mécanisme de la constitution de la société et de la culture sur la base du meurtre du père est exact et vient de son observation de notre société et de notre culture.

Il faudra rappeler le sort des Indiens et de tous les autres.

Il faut montrer qu'une grande puissance peut se payer le luxe de la générosité et qu'Hitler avait beaucoup de tendresse vis-à-vis des enfants (cf. films de propagande) et qu'il avait dans son parti de nombreux artistes et intellectuels de très haut niveau.

D'ailleurs, l'Occident n'est pas monolithique, et ses propres divisions servent son dessein.

Les manifestations de ce mal se perçoivent dans la littérature et d'autres formes d'art comme l'opéra ou le cinéma. On peut dire que dans 9 oeuvres sur 10 on trouve soit meurtre, soit infidélité conjugale. Le meurtre ou le cadavre dans le placard qu'on ne parvient pas à exorciser c'est Jésus, et l'infidélité conjugale c'est que son père n'est pas son père (héritage grec? Jupiter qui engrosse une terrienne?)

Les tentatives de défense contre ce malaise fondamental entraînent des distorsions de la logique, une maladie du sens moral, une perception délirante de la réalité.

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Nouvelle découverte:

J'ai remarqué qu'il y avait un symbole qui permettait de consolider cette affirmation en apparence farfelue que Rome c'est Hitler mais c'est aussi la puissance des Etats-Unis. L'aigle se retrouve dans les étendards de ces légions. En fait il s'agit de l'impérialisme: Rome, Charlemagne, Napoléon, Byzance, Hitler, Washington (la ville). Or, en cherchant un peu distraitement dans l'encyclopédie, je trouve que l'aigle, qu'ils appellent aigle impériale, est l'oiseau de Zeus.

Il est intéressant de noter que Hugo là encore a eu l'intuition que l'aigle allait punir l'assassin (cf. l'Aigle du casque). Par ailleurs, la déclaration du chef Seattle est publiée dans Greenpeace sur fond d'aigle.

Et Tzar, Czar, Kayser, César.

Il faut aller à la racine du mal: un médecin qui s'arrêterait aux symptômes aurait gravement tort. Les Palestiniens, c'est embêtant, surtout quand on sait que Jésus était palestinien. Mais si on les appelait Phillistins? Tout est une question de mots. D'ailleurs eux-mêmes disent Felestine. Qui a nommé ce pays ainsi? et quel nom a été choisi! Encore les Romains (décidemment, dirait Obélix, ils sont partout ceux-là).

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         "Rome horrible chantait. Parfois devant ses portes,

         Quelque Crassus, vainqueur d'esclaves et de rois,

         Plantait le grand chemin de vaincus mis en croix ;

         Et, quand Catulle, amant que notre extase écoute,

         Errait avec Délie, aux deux bords de la route,

         Six mille arbres humains saignaient sur leurs amours. "